Le Parti socialiste salue les mesures pour le renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme

Le Premier ministre a annoncé le renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme, agissant dans tous les domaines concernés, articulant détermination, fermeté, capacité de détection, d’adaptation et de prévention face à une menace grandissante et en perpétuelle mutation.

Le Parti socialiste salue d’abord l’ensemble des moyens matériels et humains supplémentaires qui seront alloués  : 1400 personnels seront ainsi recrutés pour le Ministère de l’Intérieur ; 950 emplois pour le Ministère de la justice. Une grande partie de leurs services sont concernés, y compris au niveau local. Ces moyens humains (2680 emplois supplémentaires) sont complétés par des moyens matériels, à hauteur de 425 millions d’euros, répartis entre le Ministère de l’intérieur et le Ministère de la justice, visant principalement à améliorer les équipements, à en acquérir de nouveaux et à rendre encore plus efficace le fonctionnement des services.

Le Parti socialiste salue l’importance accordée à la dimension préventive, fondamentale pour lutter contre le phénomène de radicalisation. Si le Premier ministre a rappelé qu’il s’agissait là d’un combat dont doit  se saisir l’ensemble de la Nation et l ensemble des institutions (à commencer par l’école), il a insisté sur le rôle de l’institution pénitentiaire en annonçant l’extension du dispositif visant à regrouper les personnes radicalisées en prison et la présence  d’ aumôniers musulmans plus nombreux .

Le Premier Ministre a fait d’autres annonces concrètes, comme l’accélération du projet de loi sur le renseignement, la création d’un fichier des personnes judiciairement mis en cause dans des affaires terroristes, ou encore des procédures plus rapides pour combattre la propagande numérique.

Après les évènements qui ont frappé notre pays en plein coeur, le Gouvernement prend rapidement des mesures à la hauteur des enjeux en déployant un arsenal de mesures concrètes qui permettront de renforcer la sécurité des Français tout en n’empiétant pas sur nos libertés fondamentales.

La lutte contre le terrorisme, contre l’insécurité, sont plus que jamais une exigence pour assurer la paix et la sécurité en France et dans le monde.

 

Communiqué de presse signé par Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire Nationale à la Justice et aux Libertés

Interview dans le Journal du Grand Paris : « La métropole rendra nécessaire l’élargissement de la Région »

Marie-Pierre de la Gontrie, 1ère vice-présidente de la Région Ile-de-France, qui vient d’annoncer sa candidature à la présidence de la Région, explique le Pass unique et livre ses convictions sur la métropole du Grand Paris.

JPG : Vous soutenez la mise en place du Pass unique, considérée par l’opposition régionale comme un cadeau électoral ?

La mise en place du Passe unique est un engagement de notre campagne de 2010, et une mesure de justice sociale : nous avons décidé de fixer ce tarif à 70€ par mois, pour permettre à plus d’un million de Franciliens de voir le prix de leur abonnement baisser et ainsi gagner en pouvoir d’achat. C’est une mesure forte pour la mobilité de tous les Franciliens et pour l’identité régionale : une région, un réseau, un tarif. Cela fait un moment que nous voulons convaincre les entreprises de l’intérêt de cette mesure, y compris pour elles. Rappelons que les employeurs prennent en charge 50% du coût du Pass Navigo de leurs salariés. Si ce dernier baisse, ils réalisent des économies. Par ailleurs, le versement transport (VT) n’étant exigible que des entreprises de plus de neuf salariés, la mise en place du Pass unique à 70€ favorise les PME de petite taille, qui ne payent pas le VT, mais réaliseront des économies sur la prise en charge du Pass de leurs personnels, tout comme leurs salariés eux-mêmes, qui vont voir leur pouvoir d’achat augmenter. Cela nous intéresse, nous qui sommes une collectivité de gauche. Pour un usager titulaire d’un abonnement zones 1 à 5, l’économie annuelle s’élèvera à 516 euro !. Il y a là une mesure qui a du sens pour nous.  Je pense que la Chambre de commerce de Paris Ile-de-France, qui a signé avec nous le pacte de développement économique qui comprend le Pass unique, a été sensible au fait que les PME de moins de 10 salariés ne seraient pas impactées par la hausse du VT et, qu’au contraire, elles y gagneraient en baisse de charges.

Pourquoi demander aux entreprises de financer cette mesure ?

Je rappelle que Gilles Carrez, à l’époque rapporteur général du Budget, avait-lui même préconisé une hausse du VT en conclusion de la mission qu’il avait menée sur le financement des 35 milliards d’euros du Grand Paris express, qui ne s’appelait pas encore comme cela à l’époque.  Avec un raisonnement assez simple, qui consistait à dire tout simplement que dans versement transport, il y a transport… Donc il n’est pas totalement absurde de demander une légère hausse de la contribution des entreprises au financement des transports si ces derniers connaissent une amélioration inédite… On sait que les employeurs y gagnent, que l’attractivité de la région y gagne.  Parce que lorsque que l’on décide de s’installer quelque part, le réseau de transport, ça compte.  Y compris au regard de notre attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers.

Lire l’intégralité de l’interview sur le site du Journal du Grand Paris

Edito de Carl Meeus dans le Figaro Magazine du 9 janvier 2015

« Les militants socialistes d’Ile-de-France voteront-ils le 6 février dans une primaire pour départager Jean-Paul Huchon, le président sortant, et Marie-Pierre de La Gontrie, la première vice-présidente de la Région  ? Le premier veut se représenter pour un quatrième mandat. La seconde aimerait incarner un renouvellement à la tête de la Région. Elle aimerait que le PS et la gauche tirent la leçon des élections municipales de mars dernier quand les socialistes, faute de renouvellement de leurs candidats, ont perdu des villes historiquement à gauche. Un argument qui ne semble pas avoir de prise sur Jean-Paul Huchon, qui prend l’exemple de Jean-Claude Gaudin, victorieux à Marseille malgré la campagne sur son âge et sa longévité. Marie-Pierre de La Gontrie peut s’appuyer sur le soutien d’Anne Hidalgo et n’a visiblement pas été découragée ni par François Hollande ni par Manuel Valls qu’elle a pris soin de prévenir de sa candidature avant de l’annoncer fin décembre. Celle qui avait battu en voix Edouard Balladur aux régionales de 1998 à Paris n’a pas peur d’affronter le président sortant dans une primaire. Ses soutiens font juste valoir que les statuts du PS, renouvelés sous Martine Aubry par un vote massif des militants, prévoient la limitation à trois mandats successifs pour les présidents d’exécutifs locaux… »

Interview dans Direct Matin : « Une égalité des territoires »

Année politique cruciale pour l’Ile-de-France. Alors que les élections régionales devraient se dérouler en décembre prochain, Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a annoncé son intention de se présenter. La première vice-présidente au conseil régional pourrait d’abord participer à une primaire face au président sortant, Jean-Paul Huchon, qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat. L’enjeu est de taille pour conserver la région à gauche.

Pourquoi vous portez-vous candidate pour les régionales ?

Il y a une vraie attente de renouvellement de la part des électeurs. Nous l’avons constaté le soir des municipales et il faut le prendre en compte pour ne pas être battus par la droite. La transition peut s’effectuer de façon très fluide, comme cela a été le cas pour Anne Hidalgo avec Bertrand Delanoë, à Paris, ou pour Martine Aubry avec Pierre Mauroy, à Lille.

Votre démarche ne va-t-elle pas affaiblir la gauche ?

Nous avons au Parti socialiste un système démocratique interne qui fait partie de notre ADN. D’autant que je ne suis pas lancée dans une aventure solitaire. Ma démarche est collective et cela doit être menée en bonne intelligence avec l’exécutif sortant.

Lire l’intégralité de l’interview sur le site de Direct Matin

Interview dans le Parisien « Ile-de-France : pourquoi la n°2 de la région défie Huchon »

Le combat difficile du PS pour garder la région Ile-de-France, en décembre, pourrait commencer par un duel. Alors que le président sortant, Jean-Paul Huchon, devrait annoncer prochainement qu’il brigue un quatrième mandat, sa numéro deux à la région, Marie-Pierre de la Gontrie, est, elle, candidate au nom du renouvellement, et présentera bientôt une liste de ses soutiens.
Des primaires devront les départager, sans doute dès le mois prochain.

Pourquoi avoir choisi de défier Jean-Paul Huchon ?
MARIE-PIERRE DE LA GONTRIE. Je suis candidate pour conduire la gauche à la victoire, car la région doit franchir une nouvelle étape. Elle s’est totalement transformée avec l’arrivée de la gauche en 1998, puis à nouveau en 2006 avec l’apport de la compétence transport. Bientôt, la naissance de la métropole du Grand Paris nécessitera une nouvelle étape en termes de direction.

Jean-Paul Huchon n’est plus capable de mener cette transformation ?
J’ai bien étudié le résultat des municipales où la gauche a été sévèrement battue dans beaucoup de villes. Y compris là où des maires étaient très reconnus. Il y a une vraie demande de renouvellement, comme le montrent les défaites de Michel Delebarre à Dunkerque ou de Bernard Poignant à Quimper. Je rappelle d’ailleurs qu’en 2010 les militants PS, sollicités par Martine Aubry sur la rénovation du parti, avaient voté pour la règle du non-cumul des mandats dans le temps avec l’impossibilité pour un président d’exécutif de briguer plus de trois mandats.

 

Lire l’intégralité de l’interview sur le site du Parisien