Candidature de NKM à la Mairie de Paris : quelle crédibilité ?

Le 25 février dernier Nathalie Kosciusko-Morizet a officialisé sa démission de son mandat de Maire lors du conseil municipal de Longjumeau. A cette occasion, celle qui s’était pourtant engagée à aller au terme de son mandat s’est attelée à faire le service après-vente de sa décision de se consacrer entièrement à la conquête de Paris.

Pour nous c’est aussi l’occasion de revenir sur son bilan de Maire et les premiers pas de sa campagne pour les municipales parisiennes…

Ce qu’elle laisse derrière elle à Longjumeau

Bilan dressé par l’opposition lors du conseil municipal de Longjumeau du 25 février 2013

  • Une dette qui a augmenté de 30% depuis son élection en 2008 (rapportée à Paris cette augmentation représenterait 800M€) ;
  • Des emprunts toxiques ayant généré plus de 600.000€ d’intérêts en deux ans ;
  • La baisse des effectifs municipaux ;
  • Des promesses non tenues : une cité judiciaire, un nouvel hôpital, la revitalisation du commerce, un cinéma en centre-ville, l’interdiction des poids lourds dans la ville, la révision du plan de circulation…

Ce qu’elle propose pour Paris (et qui existe déjà)

1ère proposition concrète de NKM, solennellement annoncée sur Europe 1 le 24 février : « je fais une proposition qui sera de rendre publique, très facilement accessible, l’ensemble des subventions qui sont données ».

Voici une promesse qu’elle pourra aisément tenir, puisque la transparence sur les subventions allouées chaque année par la mairie de Paris est déjà totale. Débattues au Conseil de Paris, dont les séances sont publiques et peuvent être visionnées sur le site internet de la Ville, les subventions sont ensuite répertoriées dans un document annuel disponible également sur http://www.paris.fr.

Ce qu’elle ignore sur les transports parisiens

Le 18 février dernier, NKM a affirmé haut et fort qu’il y a « moins de personnes qui circulent dans les bus à Paris qu’il y a 10 ans parce qu’on a créé des couloirs de bus mais on n’a pas augmenté suffisamment l’offre de bus« .

Dans son impatience à attaquer le bilan de la majorité parisienne, NKM brandit un constat tiré d’un rapport du SDRIF qu’elle n’a de toute évidence pas lu jusqu’au bout.

Une affirmation tronquée…

Si le nombre total de voyages dans les bus de Paris intra-muros a baissé de 3 ,7%, passant de 358 millions de voyages en 2000 à 345 millions en 2009, cela s’explique par un transfert de voyageurs vers le tramway : le volume de trafic du tramway est passé de 25 millions de voyages en 2000 à 96 millions en 2009, soit presque quatre fois plus. Le « trafic surface » (bus + tramway) a augmenté de 11 % entre 2003 et 2012. Il est passé de 342 millions à 380 millions de voyages.

… et fausse !

Contrairement à ce qu’affirme NKM, l’offre de bus a bel et bien été augmentée à Paris comme le montrent ces deux indicateurs précis.

– Le bus/kilomètre (nombre de bus multiplié par la distance qu’ils parcourent chaque année) : entre 2000 et 2009, la hausse a été de 7% pour cette indicateur ;

– Les places/kilomètres (capacité des bus multipliée par distance parcourue) : cet indicateur a augmenté de 17% entre 2000 et 2009.

Lire la Newsletter de Février 2013

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